05.08.2008
à celle de l'après midi
Vous futes celle qui -en moi- mit le poison doux
et qui depuis étonnamment me guérit
ma plus qu'irrégulière
même si à cette heure vos silences me foudroient...
vous resterez à jamais celle du relais, comme jadis la dame brune...
Peau d’albâtre aux lisières d’interdit
Buste fier, Venus d’orient,
Qui, sans hâte, baptise mes désirs enhardis
Doucement, en ses parfums luxuriants
Structures élastiques, formules alchimiques,
Seins nus et nuque altière
Dentelles noires comme brassière
Elle me perd en parcours d’alambics
Alcool sombre menant aux bords d’asile
Nadja, mon âme errante sans mousqueton
Comme muse de grand Breton
M’expose sans peur aux tempêtes et grésil
Folle douce, satin délicat
Je vous désire en batailles de draps
17:07 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.08.2008
un peu de moi

Je suis un éternel nostalgique. J'aime les choses du passé autant que les souvenirs ou encore les sensations enfouies, les parfums. Je tiens ce travers de mon père sans doute qui avait élévé cette tendance au niveau d'un dogme parfait qui -malheureusement- l'a souvent empêché de vivre, tout simplement.
Ce goût m'a vite amené à la lecture, puis à l'écriture.
Ces deux stratagèmes m'ont permis de fuir (les autres -au début- que je sentais trop brutaux et m'empêchaient me semblait-il d'être moi: ma famille, mes camarades de classe, mes premières amoureuses platoniques... sourire) certes, mais rapidement ont aussi joué ce rôle d'expédient légerement narcotique me permettant des voyages immobiles non pas tant dans l'espace que dans le temps...
Je suis un éternel nostalgique et ainsi suis devenu un indécrottable romanesque (je n'aime pas le terme de romantique mais souvent je me mens à moi-même...) et j'aime l'idée de l'esthètique des choses. L'espagne a un mot sublime pour cela: l'arte...
Et c'est toujours avec arte que j'ai essayé de laisser aller ma faible vie.
Et c'est avec arte que je vais essayer de composer ce lieu que j'offre à tous ceux qui voudront bien avoir la curiosité de s'y perdre, un peu.
16:40 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Prologue
Au bercail des âmes en buée,
je vais parfois
trouver la source sucrée,
des mensonges d'autrefois...
15:45 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


